Réveillon dans l'hémisphère sud
24.12.2007
Malgré un enchaînement météo loin d'être parfait depuis le départ, Sodeb'O navigue actuellement par 2 degrés nord et devrait passer l'Equateur cette nuit en un peu plus de 7 jours, soit avec un jour et demi d'avance sur Ellen et avec quelques heures de plus que le temps record de Francis Joyon. Il faut dire que Thomas Coville est descendu à fond depuis Ouessant malgré des conditions musclées et que c'est au prix d'un effort physique intense qu'il passera dans l'hémisphère sud la nuit de Noël.
Une nuit forcément différente même si le skipper de Sodeb’O reconnaît que c’est surtout une date importante pour les enfants et qu’il a fallu faire comprendre aux siens que « leur papa est marin et qu’une partie de sa vie se passe en mer. Je leur apprends que le bonheur n’est pas calé à des dates fixes ».
Le repas de réveillon risque d’être proche de l’habitude sauf que Thomas a prévu de profiter de la nuit équatoriale soit environ 25 degrés et de s’installer en terrasse sous les étoiles. Pas de dinde rôtie, ni de bûche au menu mais une soupe et un morceau de pain complet en entrée, suivi d’un petit plat chaud Sodeb’O à base de riz accompagné d’un filet d’huile d’olive. Monsieur Bougro (co-fondateur de l’entreprise vendéenne) a tout de même glissé à bord un foie gras dont il a le secret, une tartine qui risque d’être arrosée avec…. une boisson énergétique en guise de champagne. Comme dessert, ce sera l’extase avec un yaourt aux fruits des bois lyophilisé.
Dans les heures qui viennent, Sodeb’O va toucher les alizés de sud-est. Les grains se raréfient même si au moment où il nous parlait en début d’après-midi, un nuage noir et peu rassurant montait rapidement vers lui. Ce genre de nuage typique du Pot au Noir amène des rafales de vents violents. Ils obligent les marins solitaires à rester sur le qui-vive sous peine de chavirer. Au petit matin, Thomas s’est d’ailleurs fait une belle frayeur. Assoupi après une nuit passée à manœuvrer, il a été réveillé par une pluie violente et n’a eu que le temps de choquer en grand quand il a pris conscience que le bateau était très haut sur une coque.
La partie d’échec météorologique va se compliquer avec le contournement nécessaire de l’anticyclone de Saint Hélène qui lui barre la route au milieu de l’Atlantique sud et qui l’empêche aujourd’hui de profiter de la route la plus courte pour rejoindre les 40èmes rugissants et les grands vents portant d’ouest.
par AUFFREDOU : Allez, on y croit, Thomas, vous etes un grand monsieur. Tout n'est pas fini. Et puis quand bien meme, le record ne serait pas battu, ce serait une performance exeptionnelle de toute facon. Peu de gens sur terre sont capable de faire ce que vous avez etes entrain de faire. Peu de gens ont autant de motivation et de courage que vous. Vous etes un exemple. Je suis connecté en permanance et c'est incroyable comme je suis accroc de votre trajectoire. C'est presque pire que virtual regatta que j'avais fait à l'époque de groupama et de la transat jaques vabre. Merci à vous monsieur Thomas Coville, merci à vous, marins de toutes envergure. FP AUFFREDOU


