Sodeb'O perd 600 kg !

14.05.2008

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Thomas vérifie les drisses.

C'est le printemps ! Alors le maxi-trimaran Sodeb'O joue les sylphides à Gateway Marina à New York. Pendant dix jours, l'équipe technique a allégé le bateau de 5 à 600 kg afin d'améliorer ses performances pour la prochaine traversée de l'Atlantique de Thomas Coville.

« Par rapport au convoyage d'Afrique du sud, en équipage, on est 5 à 600 kg plus léger, annonce Thierry Briend, responsable technique. Pour un bateau de 11 tonnes, ce n'est pas rien ! » De la coque centrale, on a vidé le réservoir de gazole ainsi que l’arbre d'hélice du moteur. Il ne reste à bord qu'une soixantaine de litres de gazole pour faire tourner l'alternateur qui alimentera l'électronique embarquée pendant huit jours.

Six jours de sprint océanique
Si la boîte à outils n'est pas passée par-dessus bord, elle est désormais réduite à sa plus simple expression : « deux tournevis, un marteau, du fil, énumère encore Thierry. Le record de l’Atlantique, c'est comme un 800 m en athlétisme, un sprint de six jours. Si tu casses quelque chose, c'est fichu alors que sur un tour du monde, tu gères la course comme un marathon, tu peux réparer. »

D'autres changements sont intervenus sur le trimaran comme le démontage des bannettes (couchettes) de l'équipage du convoyage. « On a tout vérifié et il y a aussi eu quelques petites réparations, continue Thierry, le « boat captain ». Pendant le convoyage, on est passé dans une grosse mer et le bateau a beaucoup tapé. On a changé des petites pièces sur les lattes de grand voile ou un vérin. C'est de l'usure normale. »

Un seul ciré
Quand l'équipe des routeurs repèrera une fenêtre météorologique favorable, Thomas – actuellement en France – et son équipe sauteront dans le premier avion disponible. Le navigateur disposera de quelques jours pour se remettre du décalage horaire. Ses équipiers n'auront plus qu’à caréner le maxi-trimaran et à embarquer deux jours de nourriture fraîche, le reste étant déjà à bord sous forme lyophilisée, de barres de céréales ou de boissons énergétiques. « Thomas peut mettre son ciré et partir ! » conclut Thierry.

Son seul ciré. Car pour ce sprint, Thomas n’embarque qu’un ciré et qu’une combinaison étanche. Le strict nécessaire. « Il a mis la barre haut, » commente dans un souffle d’admiration, la responsable de la logistique du projet, Caroline Pommeret. Pour battre le record, il faudra faire mieux que Francis Joyon en 2005 : six jours, quatre heures, une minute, trente-sept secondes.

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par Thierry Lassalle : Fais-toi plaisir Tom ! Tu nous fais rêver. De tout coeur avec toi. Thierry par Pierre et Anne (nautran) : vas y franchement et ne t'inquiète de rien nous t'attendons au début de la semaine prochaine !

Page extraite de http://www.sodebo-voile.com/