LE MAG : Combien de coques sur ton bateau ?

26.05.2008

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Sur cette vue d'en haut, on voit les bras de liaison qui relient les coques.

Pas facile, pour les profanes, de s'y retrouver parmi les bateaux de course. Tous sont des voiliers conçus pour la course au large.

Les monocoques ont une coque ; les catamarans en comptent deux, en général semblables ; les trimarans ont trois coques, la coque centrale étant la plus imposante et les deux coques latérales étant identiques entre elles. <br />

Sur le trimaran Sodeb'O de Thomas Coville, comme sur tous les trimarans, les coques sont assemblées par des « bras de liaison » et le mât se pose sur la coque centrale, plutôt en avant. Des filets sont tendus entre les coques et les bras ; ils forment un « trampoline » qui permet aux marins de se déplacer. Chaque coque porte un safran(*) - donc trois safrans!- qui permettent de diriger le bateau.

« Jouer avec les deux éléments »
Depuis que, dans les années 1990, il a découvert le trimaran sur le bateau de Laurent Bourgnon, Thomas a un penchant certain pour cet engin. « On était à 25 noeuds dans la baie de Quiberon, s'extasie-t-il encore aujourd'hui, c'est ça la vie ! C'est ça que je recherchais. Naviguer en multi, c'est exceptionnel. C'est comme quand on vole en parapente, mais alors il manque le contact avec l'eau. Là , tu joues avec les deux éléments, l'air et l'eau. En monocoque, tu traînes toujours quelque chose dans l'eau car il faut une quille. C'est en contradiction totale avec l'énergie que tu déploies pour aller plus vite. »

 

Les multicoques ont été mis au point en Polynésie. « Ça leur permettait de naviguer dans les lagons où l'eau est peu profonde, souligne Thomas. Leurs catamarans allaient aussi plus vite. Mais c'est arrivé tardivement en Occident car nos habitudes de pêche et de navigation étaient différentes, tout comme nos côtes. »

130 ans de multicoques modernes
En 1876, suite à des lectures sur Tahiti et ses bateaux, l'architecte américain Nathanael Herreshof construit chez lui, aux Etats-Unis, le premier catamaran moderne. Le bateau marche à 14 nœuds (26 km/h) et devient imbattable en régate… jusqu'à sa disqualification. La leçon est claire – un multicoque est plus rapide qu'un monocoque – mais elle survient trop tôt.

Un siècle plus tard, la première édition de la route du Rhum refait la démonstration : en 1978, le petit trimaran jaune de Mike Birch double sur le fil le monocoque géant de Michel Malinovski. Rebelote en 1988 : à bord d’un catamaran de 60 pieds (18 mètres), les Américains font boire la lie de la Coupe de l'America aux Néo-Zélandais qui avaient eu l'audace d'un monocoque géant de 90 pieds (30 mètres).

Depuis 2007, Sodeb'O et Thomas ont réalisé leur trimaran en version XXL. Ce nouveau bateau est si grand (105 pieds, soit 32 mètres) qu’on dit que c’est un « maxi trimaran ».

(*) En plongeant dans la mer, la lame orientable du safran modifie la trajectoire du bateau. A la base, le safran est en bois, mais ceux de Sodeb'O sont en composite de carbone.

 

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par PICHRIST : Bonjour Thomas. J'adore ton nouveau trimaran et j'espère que tu vas être bien classé à la route du rhum !! Et que tu vas littéralement pulvériser le record de tour du monde en solo. Quel est le temps à battre pour avoir le record ?? :p bon vent et courage !! par Cathie : On a eu la chance de pouvoir regarder de près votre magnifique bateau, lors de nos vacances cet été :D On était à la Trinité sur mer le 7 juillet 2010. Vraiment impressionnant :D Bon vent pour vos prochaines régates !!!

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Page extraite de http://www.sodebo-voile.com/