NEWS : 36 heures pour battre le record

13.07.2008

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La carte des derniers 600 milles de Sodeb'O avant le Cap Lizard, préparée par les routeurs.

La route directe vers l'écurie, c'est terminé pour Thomas Coville et Sodeb'O. Après une trajectoire idéale, le marin doit composer avec un vent faiblissant qui ralentit sa fusée. Le record de traversée de l'océan Atlantique demeure à portée de ses étraves.

Thomas et son équipe le savait bien: les prévisions météorologiques étaient idéales pour cette traversée... sauf à l'arrivée en Europe. Un anticyclone barre le chemin du maxi-trimaran, l'obligeant à 300 milles de détour (556 km) et une série de manoeuvres exigeantes.

 

"Je suis obligé de partir à 90 degrés de la route directe pour contourner une zone où il n'y a pas de vent du tout, expliquait Thomas, dimanche lors de la visioconférence. Donc, même avec l'avance confortable qu'on a, ça va être très très chaud et il va falloir se battre jusqu'au bout."

Guerre des nerfs...
Le vent mollissant annonce une première épreuve: la guerre des nerfs. Le trimaran ira-t-il encore assez vite? "Le routage nous permet encore de battre le record, précise le skipper, mais notre marge de vingt heures se réduit. Est-ce que ce sera suffisant? Je n'ai pas la précision." L'équipe à terre de Sodeb'O affiche tout de même un certain optimisme: les routeurs misent sur une arrivée au Cap Lizard, mardi midi et dès dimanche soir, une équipe de cinq personnes a pris le ferry de Roscoff pour rejoindre Thomas à bord, dès que ce sera possible au large des côtes anglaises. Sodeb'O mettra alors le cap sur le port de Brest qui vibre au grè des fêtes maritimes.

... doublée d'un contre-la-montre
Le contre-la-montre se jouera aussi lors des empannages, c'est-à-dire quand le bateau change de direction et que toute sa voilure passe d'un bord à l'autre du voilier. D'abord, il faut choisir l'endroit et le moment idoines pour les effectuer. Puis, réussir la délicate manoeuvre vaut de copieuses suées au solitaire. "ça dure six minutes, raconte-t-il, il faut gérer les trois voiles (1) en même temps, tout synchroniser. Le plus difficile, c'est la grand voile. Le gennaker demande le plus d'énergie, mais il passe après. Si j'ai bien mangé et bien bu avant, c'est gérable, mais la pression est terrible. Si je rate, ça peut vite devenir la cata'!"

La catastrophe, Sodeb'O l'a frôlée, dimanche après-midi. Alors que débutait la visio-conférence retransmise en direct sur le site sodebo-voile.com, le trimaran a heurté un cétacé. Plus de peur que de mal et il semble que l'animal n'ait pas endommagé la bête de course. "Je reste concentré, je prends les instants comme ils viennent, concluait Thomas. Je ne peux pas être plus heureux que je ne le suis en ce moment."

 

(1) En ce moment, Sodeb'O porte la grand voile, la trinquette (petite voile d'avant) et le gennaker (grande voile d'avant), soit plus de 650 m2 de toile.

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par PICHRIST : Bonjour Thomas. J'adore ton nouveau trimaran et j'espère que tu vas être bien classé à la route du rhum !! Et que tu vas littéralement pulvériser le record de tour du monde en solo. Quel est le temps à battre pour avoir le record ?? :p bon vent et courage !! par Cathie : On a eu la chance de pouvoir regarder de près votre magnifique bateau, lors de nos vacances cet été :D On était à la Trinité sur mer le 7 juillet 2010. Vraiment impressionnant :D Bon vent pour vos prochaines régates !!!

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Page extraite de http://www.sodebo-voile.com/