LE MAG : Tailleur pour voiles

22.08.2008

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Quelle garde-robe !

Il habille des dames d'avant-garde, des embarcations prototypes dont les goûts en matière de garde-robes penchent pour de la fibre 100% « high tech ». Maître voilier, quel beau métier ! Surtout quand on tient dans ses mains, le moteur d'une formule 1.

Défilé automne-hiver 2008
Cette semaine à La Trinité sur Mer, l’équipe du Maxi Trimaran reçoit Jean-Baptiste Le Vaillant, équipier surdiplômé de la course au large et l’un des meilleurs voiliers de la profession. Aux commandes de la voilerie Incidences à La Rochelle, « Jean-Bat » fait le déplacement avec une précieuse cargaison. « Nous essayons une grand voile, une trinquette (voile d’avant plate) et un gennaker (voile d’avant creuse), » explique de skipper de Sodeb’O.

La grand voile est en Cuben Fiber, une matière particulièrement fiable, d’un élégant gris métallisé, spécialement commandée aux Etats-Unis. « Ce tissu se déforme légèrement dans le temps mais il est hydrophobe et très résistant, » poursuit Thomas. « Les voiles sont conçues selon leur utilisation sur le parcours du tour du monde. Nous avons fait, par exemple, une trinquette moulée en carbone-kevlar qui sera optimale au près, lors de la remontée de l’Atlantique, après le Cap Horn. »

On retient son souffle
Chaque voile est unique, réalisée sur mesure, un parfait prototype entre haute technologie et artisanat. Compte tenu du coût de ces tissus extrêmement sophistiqués et du long travail de mise en œuvre, la fabrication d’une voile de 227 m², comme la GV de Sodeb’O, ne laisse pas le droit à l’erreur. Alors forcément, la première fois qu'elle est hissée en tête de mât, c’est l’instant de vérité pour le maître voilier. « On est inquiet de savoir si tout va tomber juste du premier coup, » confie Jean-Baptiste. «Il y a toujours des ajustements mais déjà, quand la première journée se passe bien, on respire. » Et alors, le verdict aujourd’hui à bord de Sodeb’O ? « Nous sommes satisfaits de la voile dans 20 nœuds de vent, à voir maintenant dans 40, mais je ne rentre pas avec la GV sous le bras ! Quand il faut tout démonter pour recouper la voile, c’est dur. »

Même avec tant d’expérience, cela peut arriver ? « Oui, c'est de l’ordre du centimètre, voir même du millimètre mais on y perd tous beaucoup de temps. Là, nous sommes contents des évolutions apportées. Il reste encore des détails mais Thomas et Martial (spécialiste voiles de l’équipe) peuvent passer à autre chose. » Le skipper de Sodeb’O confirme l’importance de ces premiers essais : « Faire une erreur c’est comme se tromper sur la puissance du moteur et c’est forcément pénalisant de commencer par « réparer » une voile neuve. »

De la tête au plancher
Triple vainqueur de la Québec-Saint-Malo et expert du multicoque devant l’éternel, Jean-Baptiste parle le même langage que les coureurs, un atout essentiel dans son travail. « La naissance d’une voile commence par l’échange avec les marins. Ensuite, je la dessine et dès que nous sommes d’accord, sa fabrication peut débuter. Comme c’était les vacances pour beaucoup à la voilerie, j’ai passé en plus pas mal de temps pour Sodeb’O à quatre pattes sur le plancher l'aiguille à la main ! »

Après les dernières optimisations, les nouvelles voiles rejoindront l’atelier de peinture pour revêtir leur parure polychrome avant d’entrer en scène pour un contre la montre autour du globe qui, on le sait, ne sera pas tous les jours « glamour ».

J.H.

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- voeux - par erwan : meilleurs voeux et bonne santé surtout. bonnes nav sur la volvo et merci pour tes voeux enthousiastes

Page extraite de http://www.sodebo-voile.com/