Bali - Les Seychelles en solitaire

30.07.2007

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Le maxi Sodeb'O en mer

Lundi 30 juillet, Thomas s'est lancé en solitaire à travers l'Océan Indien sur son nouveau maxi trimaran.

C’est depuis Bali que le skipper de 39 ans est parti lundi 30 juillet pour une traversée de 3700 milles à destination des Seychelles. Si les alizés de sud-est sont stables, Thomas Coville tentera peut-être d’établir un temps de référence sur ce trajet original entre deux destinations mythiques. Il ne ferme pas la porte non plus au record des 24 heures en solitaire, si les conditions le permettent.

Arrivés à Bali il y a quelques jours, Thomas Coville et son équipage ont révisé le Maxi Sodeb’O (32 mètres de long et 16,55 de large) qui venait de parcourir 5300 milles depuis Sydney via Nouméa. Rappelons que le trimaran, dessiné par le tandem Irens – Cabaret, a été mis à l’eau en Australie le 21 juin dernier et que Thomas a choisi de revenir en France par une route inhabituelle : Nouvelle Calédonie, Indonésie, Seychelles, Mer Rouge, Canal de Suez, Méditerranée, Gibraltar et arrivée aux Sables d’Olonne à la mi-septembre. Les différentes escales permettent d’embarquer des professionnels chargés de valider les différents choix techniques.
Après Nouméa, Darwin et le détroit de Torres, voilà donc les Sodeboys et girls à Bali. Mais cette fois, l’équipe reste à terre et laisse Thomas naviguer pour la première fois en solitaire sur ce trimaran de 105 pieds. « Je souhaite découvrir en solitaire ce nouveau grand bateau, explique-t-il. Je voudrais prendre la mesure des efforts qu’il impose, notamment dans la manœuvre des voiles. » Un avant-goût de sa tentative de record autour du monde, prévue pour la fin de l’année.
« Difficile de comparer ce trimaran de 105 pieds avec les 60 pieds (18 mètres) » confie le skipper. « Ce n’est pas le même stress. Avec ce nouveau bateau, tout est plus facile, sa manipulation, son équilibre, son passage dans la mer, même dans la mer formée. Son comportement n’a rien à voir avec celui des tris ORMA. Le maxi Sodeb’O qui est relativement étroit pour sa longueur (32 m de long pour 16,50 m de large), monte vite sur une seule coque. Il faut que je me réhabitue à la gîte ! Avec un dièdre conséquent et en l’absence de foils, le flotteur sous le vent peut enfourner. Cela dit, je ne me suis pas encore servi des ballasts. Pour optimiser la marche de ce nouveau bateau, on doit travailler sur les polaires de vitesse, autrement dit sur les performances. Il faut apprendre ce qu’on gagne à être ou non très toilé, ballasté ou pas. C’est ce qu’on va faire en mer Rouge avec l’équipage de haut niveau que j’embarque après les Seychelles ».
« On peut , poursuit Thomas Coville, être un peu frustré devant les vitesses de pointe qui demeurent plus élevées avec un 60 pieds. En revanche, sur ce grand bateau, on va vite, longtemps, sans excès de vitesse. Dès qu’il est lancé, le bateau est sur des rails. C’est un trimaran bien né, vivant, facile à barrer. L’expérience du 60 pieds a été indéniablement précieuse. Réussir à parcourir plus de 5000 milles aussitôt après la mise à l’eau est pour nous le meilleur test qui soit. Cette navigation par tous types de temps nous a aussi permis de caler tout ce qui est vie à bord » conclut Thomas.

Quant à la traversée de l’Océan Indien, elle est comparable à un voyage dans un grand désert : il n’y a pas de trafic et peu d’îles. De Bali aux Seychelles, la distance est comparable à une transat comme la Route du Rhum.
« À cette période de l’année (l’hiver), l’alizé est généralement stable et souffle de Sud-Est à environ 15 à 20 nœuds, parfois 25 nœuds (force 6). Sodeb’O naviguera près de l’équateur et de petites dépressions orageuses peuvent traverser le système » explique Thomas qui connaît bien cette partie du monde. « L e cap ? 270, ce qui veut dire du plein vent arrière et avec un peu de chance, si le vent bascule, un angle un peu plus favorable. Notre vitesse dépendra vraiment de l’alizé en espérant qu’on ne sera pas trop portant. Et puis il y a la houle. Celle de l’Océan Indien vient du Sud, parfois du Sud-Ouest. Et là, elle croise avec la mer du vent, ce qui lève des vagues courtes, pas facile à passer. Quand on fait le tour du monde, c’est toujours l’Océan Indien qu’on craint ! »

A suivre donc dès lundi 30 juillet, ce test grandeur nature pour le skipper, qui découvrira en solitaire le tout nouveau Sodeb’O. « Le bateau ne m’impressionne pas vraiment par sa taille, tellement il est bien proportionné et équilibré. En revanche, les manœuvres exigent une forme physique exceptionnelle ». Et c’est un sportif de très haut niveau qui parle !

Envoyez un message à Thomas

par AUFFREDOU : Allez, on y croit, Thomas, vous etes un grand monsieur. Tout n'est pas fini. Et puis quand bien meme, le record ne serait pas battu, ce serait une performance exeptionnelle de toute facon. Peu de gens sur terre sont capable de faire ce que vous avez etes entrain de faire. Peu de gens ont autant de motivation et de courage que vous. Vous etes un exemple. Je suis connecté en permanance et c'est incroyable comme je suis accroc de votre trajectoire. C'est presque pire que virtual regatta que j'avais fait à l'époque de groupama et de la transat jaques vabre. Merci à vous monsieur Thomas Coville, merci à vous, marins de toutes envergure. FP AUFFREDOU

Page extraite de http://www.sodebo-voile.com/