NEWS : Thomas entre dans le Pacifique

16.12.2008

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Sodeb'O entre dans le Pacifique

Seul sur son multicoque, le skipper de Sodeb'O court contre la montre et sort du tunnel indien.

Le Maxi Trimaran Sodeb’O quitte aujourd’hui un Océan Indien mal pavé où la nature brise les marins et leurs bateaux. Les dépêches du Vendée Globe dressent un dur portrait de cette région avec le démâtage ce matin de Mike Golding qui fait suite aux abandons de Loïck Peyron, Dominique Wavre, Bernard Stamm, Jean-Baptiste Dejeanty et à l’avarie de safran du bateau de Jean-Pierre Dick.

Le skipper de Sodeb’O arrive à mi-parcours (distante à 15h de 350 milles). Il entre dans l’océan Pacifique avec une route assez Nord, autour du 47e parallèle. Le Trinitain s’est positionné à l’avant d’une dépression qui lui promet des vents supérieurs à 30 nœuds et surveille une zone de glaces, située sous la Nouvelle-Zélande. Encouragé par Olivier de Kersauson, soutenu par son partenaire et son équipe, le nouveau détenteur du record de la distance parcourue en 24 heures* sait que ce record autour du monde est jouable mais qu’il ne lui sera jamais apporté sur un plateau.

Extraits de la vacation radio enregistrée à la mi-journée :

Ta réaction suite à l’annonce du démâtage de Mike Golding
dans le Vendée Globe ?
« Nous vivons tous avec l’angoisse de la casse. Je sens que mon bateau souffre, je suis forcément tendu en me demandant ce qui va finir par lâcher. La voile est un sport mécanique avant tout. Savoir quand tu es juste à la limite et quand tu la dépasses est très délicat."

Ton analyse de la remontée saisissante de Michel Desjoyeaux  ? :
« Un Michel Desjoyeaux agacé et vexé en vaut deux ! Pour avoir été déjà bord à bord avec lui, c’est difficile de le garder derrière. Il a été malin et a bénéficié de conditions météo très favorables. Il arrive à être au-dessus de la moyenne et sur la durée. Il sait être une machine et avancer sans se poser de question. Pour moi, c’est souvent une référence de ce point de vue. »

Pourquoi conserves-tu une trajectoire aussi Nord ?
« L’année dernière, une énorme plaque de banquise de plusieurs kilomètres de long s’est décrochée de l’Antarctique vers le Pacifique et elle s’est morcelée depuis. Nous ne sommes pas des gladiateurs, on ne fait pas les jeux du cirque et lorsque nous avons des informations sur une zone à risques nous cherchons à l’éviter, c’est l’une des raisons pour lesquelles je fais une route plus Nord que celle de Francis actuellement. »

Tu es bientôt à mi-parcours, comment abordes-tu cette seconde partie de tour du monde ?
« Comme elle vient, avec ce retard. On savait que la trajectoire de Francis jusqu’ici a été exceptionnelle et la seconde moitié est celle où il faut que je revienne. Le Pacifique sans doute assez peu mais c’est sur la remontée de l’Atlantique où j’ai une chance de reprendre mon retard. Nous estimons qu’il y a entre 3 et 4 jours à gagner sur cette partie. Il faudra que le bateau soit en parfait état et que je sois suffisamment en forme pour un tirer le maximum. »

Dans quel état psychologique es-tu ?
« On a eu tendance à dire parfois qu’il suffisait de tenter les records pour les réussir et la performance à battre aujourd’hui donne aussi toute la valeur sportive de ce record. Ellen et Francis avaient beaucoup d’avance à ce stade. Ils n’ont pas eu comme moi à se battre avec du retard ce qui me fait aujourd’hui beaucoup travailler sur moi-même pour continuer à avoir autant la niaque. Avoir la force de caractère de revenir est le signe des grands champions et je me dis que cela vaut le coup de s’accrocher, de serrer les dents. »

Comment va ton bateau avant d’entrer dans le Pacifique ?
« Sodeb’O est ma satisfaction première. Je me sens très bien à bord. Plus ça va et plus on fait corps. Nous sommes devenus deux potes qui ont envie de finir ce tour ensemble ! On est tous les deux en bon état malgré cette mer chaotique. J’éprouve un vrai plaisir à avoir fait naître ce bateau avec toute l’équipe.»

* 628,5 milles parcourus par le Maxi Trimaran Sodeb’O à la vitesse moyenne de 26,19 nœuds le 7 décembre dernier dans l’Océan Indien (en attente d’homologation par le WSSRC).

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Bon courage - par Nathalie (traductrice Hydroptère) - Bon courage et je suis sûre qu'ensemble, vous allez trouver la bonne solution pour faire bonne route avec Franck et les autres collègues. De tout coeur avec toi et l'équipe dans cette mésaventure. Continuez à vous battre, vous le méritez ! bon vent - par arielle cassim - La voix du seigneur te souhaite bon vent ! Toi et ton équipe prenez du plaisir, mais restez prudents !

Page extraite de http://www.sodebo-voile.com/