MAG : Sodeb'O, le nez au vent

28.05.2009

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La mer n'a pas d'odeur....bien sûr que si !

Ah ! La mer ! L'air pur et l'odeur de l'iode ! C'est peut-être pour flairer les parfums marins que le Maxi Trimaran Sodeb'O est affublé d'un si long nez. Pourtant, au sein de l'équipe Sodeb'O, on se méfie des odeurs.

Au sujet des odeurs, Jean-Jacques Porrot, spécialiste du composite résume sa pensée en un mot – « Masque ! » – pour mieux préciser son idée : « L’odeur du bateau, c’est chimique : la résine, la peinture ou le carbone meulé. Quand je ne porte pas de masque, je sais quel produit est utilisé par la personne qui travaille à côté de moi. » Partant du même registre technique, Olivier Despaigne, responsable de l’accastillage et de la mécanique, ajoute : « La boulonnerie en titane ou en inox ne sent pas fort… au contraire des odeurs de fond de cale… ou des chaussettes quand Thomas rentre de course ! »

Le marin embaume…

Donc, les marins ne répandraient pas des odeurs de fleurs…Des propos confirmés par Alexis Aveline, le responsable de l’électronique qui trouve son bonheur lors des convoyages du trimaran. « Il paraît que les Français sentent mauvais, dit-il, notamment les voileux quand ils partent quinze jours en mer… mais tu t’y fais ! Personnellement, je préfère les odeurs naturelles, même celles du corps, aux parfums divers. »

… le spationaute aussi !
En mer, il faut donc à la fois être tolérant aux vilaines petites odeurs et vigilant sur son hygiène : une préoccupation que partagent les astronautes. Pour cette raison, le très sérieux spationaute japonais, Koichi Wakata, teste à bord de la Station spatiale internationale des sous-vêtements qui retiendraient les odeurs pendant… une semaine ! Faite de polymère antibactérien, cette culotte high-tech absorbe la transpiration. Pour d’obscures raisons, elle résiste aussi au feu. Tiendra-t-elle ses promesses ? Intéressera-t-elle les marins ? « Pour nous, ce n’est pas un sujet de développement technologique, » commente Thomas Coville…plutôt dubitatif.

Régime sans odeur
Lors de ses longues navigations solitaires, privé d’odeur, le nez du skipper s’ennuie fermement. Même sa nourriture perd en saveur. Pendant son tour du monde, pour se souvenir des douceurs terriennes, Thomas Coville avait ainsi embarqué un bouquet de lavande. Il s’était aussi régalé du parfum de la forêt amazonienne alors qu’il longeait les côtes brésiliennes. « Quand on arrive près des côtes, on commence à sentir les pollens ou l’odeur de l’estran (1), confirme-t-il. Parfois aussi, il y a une baleine qui vient près du bateau et qui pète ! C’est pas terrible ! » Et ce pauvre trimaran, qui a le nez au raz de l’eau…

(1) L’estran est la partie de la plage qui découvre à marée basse.

S.Stoll

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- voeux - par erwan : meilleurs voeux et bonne santé surtout. bonnes nav sur la volvo et merci pour tes voeux enthousiastes

Page extraite de http://www.sodebo-voile.com/