NEWS : Tir au but pour la Guadeloupe !

23.06.2010

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Sodebo à moins d'une journée de la Guadeloupe

Sodebo déboule sur les Antilles. Le trimaran a empanné vers 11 heures (HF) ce mercredi matin pour se lancer dans ce qui pourrait être un dernier bord de 400 milles (740 km) en bâbord amure vers Pointe-A-Pitre.

S'ils tiennent cette cadence à plus de 20 noeuds de moyenne, Thomas et Thierry pourraient arriver dans les eaux guadeloupéennes jeudi matin (heure française). Les marins rallongeront peut-être leur route pour bien repérer cette fin de parcours qu’il faudra effectuer dans cinq mois en solitaire.

Pour l'éternité*

L’histoire de la Route du Rhum s’est souvent écrite dans les derniers milles, là où les caprices du vent perturbé par le relief de l’île peuvent bouleverser la donne. Lors de la première édition en 1978, Michel Malinovsky, alors skipper du monocoque Kriter V, s’est fait souffler la victoire de 98 petites secondes par le petit trimaran jaune Olympus de Mike Birch. Un fait d’arme passé depuis dans la légende.

Michel Malinovsky nous a quitté dimanche, emporté par la maladie. Toute l’équipe Sodebo se joint à Thomas pour rendre hommage à ce grand marin, appartenant à cette génération de pionniers ayant permis l’émergence de la course au large professionnelle comme nous la connaissons aujourd’hui.

En pleine répet'

Cet automne, le skipper de Sodebo participera pour la quatrième fois à la Route du Rhum. Ce rendez-vous sera néanmoins la toute première confrontation en course du trimaran de 32 mètres, conçu avant tout pour des campagnes de records en solitaire. Il affrontera les autres multicoques de la classe des "géants" et a beaucoup évolué cet hiver en vue de cet exercice. Son skipper a ensuite entrepris cet aller/retour aux Antilles en guise de galop d’essai grandeur nature.

A la découverte d’un nouveau bateau

Depuis leur départ en double de Cadix (Espagne) il y a une semaine, Thomas et Thierry sont "sur la bête". Les deux hommes se sont lancés dans une pointilleuse campagne d’essais in situ. Avec ou sans foil, avec telle ou telle configuration de voilure, sous pilote automatique ou à la barre, ils défrichent, enregistrent et, comme ils le répètent souvent depuis leur départ, découvrent un peu un nouveau bateau.

Ce travail ouvre déjà sur quelques analyses, comme l'explique Thierry : "Pour cette première  traversée, nous avons uniquement le foil tribord et nous avons vraiment pu comparer les différences de vitesse et de comportement du bateau d'un bord sur l'autre. Avec le foil, nous pouvons porter plus de surface de voile et être plus rapide tout en se sentant en sécurité. Nous avions déjà l’habitude de naviguer avec de grands foils sur les trimarans Orma de 60 pieds mais il fallait accepter une dose de stress supplémentaire. Nous étions sur le fil du rasoir. Nous allions dormir avec l'écoute à la main alors qu’à bord de Sodebo, nous ne ressentons pas ce besoin. C'est une première conclusion d’après ce que nous avons pu voir jusqu’ici dans un alizé stable de 15 à 20 noeuds et avec une houle permanente de trois quarts. Nous  repoussons la limite et le stress s’invitera sûrement dans des conditions plus musclées, lorsqu’il y aura la pression des concurrents ou du chrono et que la fatigue du solitaire entrera en jeu."

* Le Journal l'Equipe avait alors titré "98 secondes pour l'éternité"

Envoyez un message à Thomas

Bon courage - par Nathalie (traductrice Hydroptère) - Bon courage et je suis sûre qu'ensemble, vous allez trouver la bonne solution pour faire bonne route avec Franck et les autres collègues. De tout coeur avec toi et l'équipe dans cette mésaventure. Continuez à vous battre, vous le méritez ! bon vent - par arielle cassim - La voix du seigneur te souhaite bon vent ! Toi et ton équipe prenez du plaisir, mais restez prudents !

Page extraite de http://www.sodebo-voile.com/